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Homélie du 2E dimanche de l'avent | 10/12/2023 | Abbé Jérémie Kalumire


Le temps de l’Avent, que nous avons commencé depuis le dimanche passé, est le temps qui nous prépare à Noël. Et de cette préparation tient tous le sens que nous donnons à l’avènement de Messie. Les chrétiens doivent faire attention à ne pas confondre Noël à une fête folklorique, populaire.


Nous le savons bien, en toute honnêteté, toute préparation dépend du sens qu’on accorde à l’évènement.  À l'approche de la venue du Messie, Dieu envoie son prophète pour préparer son peuple. Cet envoie de Jean Baptiste annonce déjà la nature de l'événement attendu. Comme tout personnage important, le Messie doit être précédé de quelqu’un qui proclame sa venue. Celui qui vient est un personnage pas comme les autres. C’est Dieu. Le prophète Ésaïe écrit : « Dis aux villes de Juda : ‘’Voici votre Dieu !’’ Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ». En plus, Il ne vient pas comme un hôte de passage. Il est Emmanuel : Dieu avec nous. Il vient pour demeurer avec nous. 


Nous comprenons combien il nous faut une bonne préparation pour lui réserver un bon accueil chez nous. Pour un étranger ou un hôte de passage, un simple balai suffit, au mieux une petite peinture pour couvrir les saletés. Mais pour celui qui vient demeurer avec nous, rien n’est besoin de classer les saletés dans un coin de la maison ; car Lui, le Messie, il connait les coins et recoins de nos cœurs.


L’appel de ce jour à « la conversion », nous interroge sur notre propre vie : notre vie elle-même ne serait-elle pas parfois ce désert que Dieu veut traverser ? Un désert avec des ravins à combler, des montagnes à aplanir, des passages tortueux à redresser…Ces montagnes à abaisser, ce sont tous ces obstacles qui empêchent le Messie de visiter notre cœur.


Toute la vie chrétienne est appelée à une ouverture continuelle, à accueillir Dieu qui veut demeurer avec nous, partager nos vies. Avent nous appelle à nous ouvrir, à désenclaver nos vies pour accueillir le Christ, qui vient nous sauver de nos péchés mignons.  


Le Christ qui est déjà né à Bethléem, il y a de cela 2000 ans ; à ceux qui prétendent qu’Il tarde à revenir comme Il l’avait promis ou même à ceux qui ne croient pas à son second retour, Saint Pierre répond :   « Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. »

De même que les foules accourraient pour écouter Jean Baptiste et se faisaient baptiser en confessant leurs péchés, approchons-nous du sacrement de la réconciliation. Répondons à cet appel : « Rendez droits les sentiers du Seigneur… Aplanissez sa route.» Préparons plus nos cœurs à Noël.


Enfin, demandons la grâce, dans cette Eucharistie, de devenir  à l'instar de Jean-Baptiste, des annonciateurs de Jésus dans ce monde. Voici que Jésus nous envoie aussi comme des Voix de celui qui crie le dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur. » C’est à nous de faire connaitre au monde aujourd’hui le visage du Christ. Le monde ne peut vivre un vrai Noël que par nous.

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