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Homélie du 33E dimanche | 19/11/2023 | Abbé Jérémie Kalumire


En cette fin de l'année liturgique, l’Eglise nous invite à méditer sur l’usage que nous faisons des divers dons et du temps que Dieu nous confie pour porter du fruit chacun selon ses capacités.


La femme parfaite que la lecture du livre des Proverbes nous présente comme travailleuse, fidèle, qui fait le bonheur de son mari, dont les doigts s'ouvrent en faveur du pauvre, qui tend la main aux malheureux, est la figure de l’église servante, la figure de tout disciple dont le cœur est plein de bonté, de charité, le disciple qui utilise son temps pour faire le bonheur des autres et en qui le Seigneur peut mettre sa confiance.


Dans la parabole des talents, le mauvais serviteur fonctionne comme contre-exemple. Dans la Bible, le talent désigne les biens confiés, par Dieu, à chacun, selon ses capacités. Face à cette confiance du maître, il y a deux attitudes : la première consiste à reconnaitre la confiance qui est faite et s’employer à la mériter. Par contre, la deuxième attitude, celle adoptée par le troisième serviteur, est l’attitude inverse : la confiance d’un côté, la méfiance de l’autre. Le maître lui avait fait confiance, mais lui, en retour, il a eu peur de ce maître ; tout se joue sur ce malentendu.


Le Maître l'appelle : « Serviteur mauvais et paresseux ». Nous ressemblons à ce serviteur mauvais chaque fois que nous nous faisons une mauvaise idée de Dieu comme un tyran. Notre rapport à Dieu n’est pas un rapport de peur mais de confiance et d’amour. Nous ressemblons encore à ce serviteur mauvais chaque fois que nous n'osons pas faire fructifier les talents reçus, nous enterrons nos qualités au lieu de les mettre au service de Dieu et des autres.


Enfin, ces « talents » que nous avons, les reconnaissons-nous ? Avons-nous déjà pris le temps de nous arrêter pour faire la liste des différents dons (matériels, naturels et spirituels) que Dieu nous a confiés ? Et comment les utilisons-nous ? Si Dieu nous en a gratifiés, c’est qu’il attend que nous nous en servions pour le bien de son royaume, et pour le bien des autres. Il nous en demandera compte.

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