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PAROISSE
SAINT  
FRANÇOIS
Louvain-la-Neuve

Homélie pour le 3e dimanche de carême A | 8/03/2026 | P. Damien Desquesnes


Dans l’ancienne Palestine, on allait au puits pour refaire ses réserves d’eau. C’était le matin ou le soir ; et ce rôle était dévolu aux femmes. Elles venaient avec leur cruche pour puiser, mais on peut facilement imaginer qu’elles passaient aussi un certain temps à bavarder. De quoi devaient-elles parler ? De tout et de rien, de la rumeur qui circulait dans le village, et — vous connaissez la nature humaine — elles devaient sans doute confesser le péché des autres.

Parce que je tiens à la vie et que c’est la vérité, ce travers est aussi le lot des hommes, mais ils ne doivent pas s’y adonner à côté d’un puits…

Peut-être est-ce la raison pour laquelle la Samaritaine dont nous parle l’Évangile de ce dimanche évite de se rendre au puits le matin ou le soir, mais qu’elle préfère l’heure de midi. Le poids de sa cruche et la chaleur du jour sont plus faciles à supporter que l’opinion ou les chuchotements.


Or, c’est à l’heure où personne ne vient puiser — à midi — que la Samaritaine fera une rencontre inattendue : un homme — il est seul — il est différent des autres, en tout cas de ceux qu’elle a connus — il est Juif. Et il a l’audace de lui demander un peu d’eau : « Donne-moi à boire. »

Passé l’étonnement, cet homme élève l’esprit et le cœur de cette femme avec une facilité déconcertante : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »


« Ô femme de Samarie, tu savais qu’il y a un seul Dieu ; et bien que tu ne le connusses pas, tu l’adorais sur ta montagne. Mais tu ignorais que ce Dieu pouvait aussi te faire un don. Jusqu’à présent cela t’échappait et, par conséquent, tu ne pouvais pas encore le désirer. C’est pour cela que ta vie restait confinée dans la monotonie et la banalité : tu es toujours celle qu’on montre du doigt et qui doit se cacher ; tu es celle que plus aucun homme n’est en mesure de rendre heureuse. Oui ! Il y a un don que Dieu peut te faire. Un don qui ne monte pas de la terre et que tu ne peux trouver au fond de ton puits. Il vient de Dieu seul ; tu n’y avais jamais pensé ; tu ne t’y attendais pas. Mais en te demandant à boire, le Christ t’a appris à en avoir soif. »

Ce don, frères et sœurs, puisque nous sommes déjà initiés à l’Évangile, nous le connaissons : c’est le Christ lui-même et la vie éternelle qu’il vient répandre en abondance (Jn 10,10). « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jn 3,16)


Frères et sœurs, j’aimerais souligner ceci : nos vies prennent vraiment du relief par un don qui vient du Seigneur. Un vrai don ; c’est-à-dire un don que nous n’avons ni mérité ni acheté ; un don que nous avons reçu et qu’il a plu au Seigneur de nous offrir dans son amour. Rappelons-nous cette exclamation de saint Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4,7)

Il est bon d’apprendre à considérer le caractère précieux du don que Dieu nous fait de son Fils : il n’a rien d’autre à nous donner que Lui.

Il est bon aussi d’apprendre à considérer également la manière que Dieu a employée pour nous faire ce don. Car ce n’est pas tout de donner, il y a aussi la manière — un fiancé ne jette pas sur la table le bouquet qu’il veut offrir à sa bien-aimée. Or Dieu donne toujours avec délicatesse, c’est-à-dire d’une manière qui témoigne de la connaissance qu’il a de nous.


Je reviens à ce que je vous ai dit au début et qui vous a fait sourire. C’est quelque chose d’assez répandu que confesser les péchés des autres. Mais cette pratique ne soulage pas vraiment. Ce qui guérit nos âmes, c’est de s’accuser de ses propres torts. Je vous encourage à faire cela dans le sacrement de la réconciliation. Il est tout indiqué de le vivre en ce temps de carême. Nous y ferons l’expérience que saint Paul évoque dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pêcheurs. » (Rm 5,8)

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